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Âme, âme du groupe et Âme du Monde

Selon la psychologie des profondeurs de C.G Jung et plus

Quelques définitions utiles :

« L’âme est cette totalité polymorphe qui lie le conscient et l’inconscient, dont on ne dira jamais assez qu’il est infini. » Mohamed Taleb

« L’âme du monde est l’énergie spirituelle qui maintient le monde en cohérence. C’est encore le lien
invisible qui existe entre toutes les choses, et qui réunit tout ce qui semble séparé. Ce serait donc une énergie partout présente, dans chaque chose et dans chaque être vivant : ce serait le souvenir de la racine universelle, donc la mémoire du monde… » Adrien Chœur

« (L’âme d’un groupe) il s’agit réellement d’une structure vivante… cela signifie qu’elle a un but, des moyens, qu’elle est incarnée en chacun de vous. Il ne s’agit pas exactement de l’addition de chacune de vos âmes, il s’agit d’un étage plus vaste qui permet une action de plus grande envergure. » Association Vibrevidence

Dans son magnifique Livre Rouge, C.G Jung interroge son âme, il cherche à dialoguer avec elle car il a conscience de l’avoir négligée.
De cette quête commence plusieurs dialogues avec plusieurs facettes de son âme.
De là, il est amené aussi à évoquer l’Âme du Monde, l’Anima Mundi car l’âme est une partie de cette totalité.
Là, où la Sagesse universelle réside.
Et en lui, comme en chacun-e de nous se loge l’intermédiaire entre nous et notre âme : notre sage, notre gourou, notre guide, notre ange.
Cela est nommé différemment selon notre sensibilité.
Une chose essentielle : c’est en chacun-e de nous, comme une graine qui est déposée là depuis toujours.

Va-t-on l’arroser pour la faire grandir ?
C.G Jung l’a arrosée pour la faire grandir.

Il a pu identifier son guide, son sage intérieur, il l’appelle Philémon, et avec lui, il entretenait de longues conversations sur le sens de la vie. Il ressentait combien il différait de lui-même, Philémon avait une sagesse que Jung ne se reconnaissait pas.


K. G Dürkheim, sociologue, disait de Jung qu’il s’était éveillé à la fin de sa vie. Si tel est le cas, l’éveil est sans doute venu à lui à travers ses dialogues avec l’âme et ses recherches sur l’Âme du Monde.
Il a nommé ses dialogues intérieurs "Imagination Active". Cet art qui permet le lien entre conscient et inconscient. C’est un art car il faut pouvoir à la fois laisser advenir images, sensations, paroles et à la fois tenir un cadre pour ne pas se laisser emporter par un afflux ou d’émotions ou d’informations égotiques.

C’est laisser le langage symbolique nous instruire en conscience, bien que quelquefois, même ainsi réveillé-e et conscient-e, nous pouvons ne pas tout saisir dans l’immédiateté et que cela fasse sens seulement avec du temps car il n’est pas rare que cela se dévoile plusieurs mois après, comme
si une piste nous avait été donnée à voir ou sentir mais sans tout révéler encore.

Une autre âme qu’il a peu explorée, voire fuit : l’âme du groupe.

Nécessairement, il y en avait une lors de ses enseignements puisqu’il a eu plusieurs élèves très fidèles et il avait d’ailleurs comme un rituel avant chaque conférence, qu’il demandait à ces derniers de reproduire : c’était de raconter l’histoire du faiseur de pluie*. Ce récit devenait un rituel pour ouvrir ses sessions d’enseignement, même si nombre de personnes dans le public, connaissait déjà l’histoire. Et même s’il ne voulait pas créer un nouveau « isme » : le jungisme, il y a eu les jungiens. C’est évidemment une âme de groupe qui s’est constituée autour d’un personnage.

Or, le groupe était pour lui une expérience dangereuse, dûe aux deux guerres mondiales et peut-être dûe à sa personnalité et à son enfance où il était fort isolé.

Beaucoup de groupes existent cependant qui contribuent à l’évolution de la Conscience. Beaucoup de groupes qui ne sont pas seulement dû à un individu connu mais qui se constituent autour soit d’une valeur, d’un but.

Thich Nhât Hanh disait à propos d’une communauté/groupe (=Sangha, en sanskrit) : « Construire un Sangha est tout un art. Prendre soin de la Sangha, c’est prendre soin du Bouddha… Prendre soin de la Sangha, c’est prendre soin de nous-mêmes, et prendre soin de nous-mêmes, c’est
prendre soin de notre Sangha. »

S’intéresser donc à l’âme d’un groupe est très riche et aide à manifester ce pour quoi ses membres se sont trouvés.

En exemple, Emerveillance est un groupe qui rassemble quelques individus, un groupe qui inclue d’autres groupes aussi car il est né de plusieurs groupes créés avant lui, que ce soit Spirales, Vibrevidence dont nous sommes aussi des fondateurs ou co-fondateurs mais d’autres groupes encore
avant ceux-là qui nous ont inspiré et ainsi de suite.
Emerveillance est un beau nom mais ce n’est qu’un mot s’il n’est pas reconnu pour ce qu’il porte par celles et ceux qui gravitent autour, plus ou moins consciemment, plus ou moins occasionnellement.

Les personnes qui y viennent ne serait-ce qu’une fois, ressortent avec une expérience de cette âme du groupe, le temps même d’un seul atelier, d’un seul week end car celles et ceux qui y viennent régulièrement savent vraiment accueillir et même transmettre ce qu’il y a de plus beau dans
ce groupe. De belles valeurs incarnées comme l’Authenticité et l’Amour.

Notre âme du groupe a dans le subtil une couleur, un chatoiement, une texture, une odeur, un goût, des sentiments, des sensations et surtout un lien avec l’Âme du Monde.

Elle est avant tout à Son Service (au Service de l’Âme du Monde, de la Vie, de l’Univers, de Dieu, du Tao, de la Lumière, quel que soit le nom donné à Notre Essence …).
N’oublions pas tous ces groupes à Son Service et toutes ces belles âmes de groupe au Service de l’Âme du Monde, quel que soit la taille du groupe.

« Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. » a dit le Christ.

De même l’âme individuelle, lorsqu’elle est écoutée et transmutée, comme a su si bien le faire C.G Jung et comme il a su si bien nous le transmettre par l’Imagination Active entre autres, est tout autant au service de l’Âme du Monde.

Ecrit par Nathalie Champougny

Conseil de lecture pour aller plus loin :
« Le Livre Rouge » de C.G Jung
« Rencontre avec l’âme » de Barbara Hannah.
Consultant en énergie collective (sur l’âme de groupe notamment) :
Jean-Luc Champougny


*L’histoire du faiseur de pluie que C.G Jung racontait toujours :

Cette histoire nous est rapportée comme un fait réel par Richard Wilhelm éminent sinologue connu notamment pour sa traduction du Yi-King (ou I Jing).
Carl Gustav Jung avait demandé à ses élèves de commencer à chaque fois leurs conférences par ce petit conte :

« Il y eut une grande sécheresse àKiou-Chou la ville où Richard Wilhelm séjournait ; pendant des mois, il ne tomba pas une goutte de pluie et la situation devint catastrophique. Les catholiques firent des processions, les protestants firent des prières, et les Chinois brûlèrent des bâtons d’encens et tirèrent des coups de fusil pour effrayer les démons de la sécheresse. Les gens essayèrent, en vain, tous les
moyens connus pour obtenir la pluie. Finalement, les Chinois se souvinrent qui existait au-delà des montagnes des histoires sur un homme : « le faiseur de pluie », et celui-ci vint de l’une des provinces lointaines. L'homme vint dans une charrette couverte : un petit vieux sans âge, qui renifla l'air avec
répugnance quand il sortit de la charrette. Il dit que la seule chose qu’il souhaitait était qu’on mette à disposition une petite hutte tranquille à la lisière du village, et il s’y enferma pendant 3 jours. Le quatrième jour, des nuages s’amoncelèrent, et il se produisit une forte chute de neige, à une époque
de l’année où aucune neige n’était prévisible, et en quantité inhabituelle.

Très impressionné, le gouverneur duvillage obtint un entretien avec le vieillard et lui demanda de quelle façon il s'y était pris pour faire de la pluie et même de la neige.
« C’est simple. Je viens d’un pays où leschoses sont ce qu’elles doivent être. Ici les choses ne sont pas dans l’ordre ; elles ne sont pas comme elles devraient être d’après l’ordre céleste, aussi le
pays tout entier est-il hors du Tao (*). Je n’étais pas non plus dans l’ordre naturel des choses, parce que j’étais dans un pays qui n’était pas dans l’ordre. Aussi la seule chose que j’avais à faire était d’attendre trois jours jusqu’à ce que je me retrouve en Tao, et alors, naturellement, le Tao fit la
neige. »

(*) « Le Tao est le principe à l’origine de toute chose ; il est la « mère du monde », la « grande source », la matrice originelle qui précède les choses différenciées, et qui est présent en tout élément différencié. Il
est ordre et éternité. Il est la réalité ineffable, indescriptible. »



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